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Axel Faure

18 août 2026 · 4 min de lecture

Pourquoi vos supports de salon échouent à quatre mètres

Un visiteur décide de s'arrêter en une seconde et demie, sans avoir lu une ligne. La plupart des kakémonos sont pourtant conçus à cinquante centimètres d'un écran.

La distance change tout

Sur un salon technique, personne ne lit. On marche. Le visiteur balaie l'allée du regard, décide de ralentir ou non, et ce choix se joue à quatre mètres de votre stand, en une seconde et demie.

À cette distance, un texte de corps 14 n'existe pas. Une photo de laboratoire bien détourée non plus si elle fait dix centimètres. Ce qui subsiste, c'est un mot, une forme, un niveau de finition.

L'erreur de conception

Le problème est presque toujours le même : le support a été conçu sur un écran de vingt-quatre pouces, à cinquante centimètres, avec la totalité du texte visible d'un coup d'œil. À cette distance-là, tout se lit. Le concepteur voit un document équilibré. Le visiteur, lui, verra une tache grise.

Trois distances, trois messages

Un stand qui fonctionne accepte de perdre de l'information, et organise ce qui reste par distance de lecture.

  • À quatre mètres : ce que vous faites, en trois ou quatre mots. Rien d'autre.
  • À un mètre : la promesse, le bénéfice, un visuel qui donne envie de poser une question.
  • En main : le détail technique, dans un document que le visiteur emporte.

Cette hiérarchie n'est pas une question de goût. C'est ce qui permet à une structure de trente personnes de tenir visuellement à côté d'un groupe international sur l'allée d'en face.

Ce qu'il faut vérifier avant d'imprimer

Reculez de quatre mètres de votre écran, ou imprimez une réduction et regardez-la de loin. Si vous ne savez plus ce que fait l'entreprise, le visiteur ne le saura pas non plus.

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